Biodiversité. Tous vivants !

Du 18 mai au 10 juin 2018, donnez votre avis sur la protection de la biodiversité pour contribuer à l’élaboration du futur plan en faveur de la biodiversité, porté par Nicolas Hulot.


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Les étapes de la consultation

  • Lancement de la consultation

    18 mai 2018

  • Clôture de la concertation

    10 juin 2018

  • Lancement du Plan biodiversité

    Juillet 2018

Comprendre

La France possède un patrimoine naturel exceptionnel : avec la métropole et les territoires outre-mer, elle est présente sur deux continents et dans tous les océans, sauf l'Arctique. Elle dispose du 2e espace maritime du monde avec plus de 10 millions de km² sous sa juridiction. Les territoires français abritent ainsi des écosystèmes terrestres et marins très variés et concentrent environ 10 % de la diversité des espèces connues dans le monde, avec plus de 180 000 espèces. Depuis plusieurs décennies, la France et l’Europe se sont dotées d’un cadre législatif et réglementaire de protection de la biodiversité. On peut citer le réseau Natura 2000 au niveau européen et les différentes lois nationales, depuis la loi sur la protection de la nature en 1976 jusqu’à la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages adoptée en 2016. Mais ce cadre ne suffit pas à éviter un déclin rapide de la biodiversité dans notre pays.

Partout dans le monde, la biodiversité s’érode à grande vitesse sous l’effet de cinq causes majeures : la destruction et la fragmentation des milieux naturels, la surexploitation d’espèces sauvages, les pollutions de l’eau, des sols et de l’air, l’introduction d’espèces exotiques envahissantes et le changement climatique qui peut s’ajouter aux autres causes ou les aggraver.

Publié en mars 2018, un rapport international de la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) tire la sonnette d’alarme : les activités humaines sont responsables d’une dégradation massive des terres sur l’ensemble de la planète, ce qui contribue à la disparition des espèces, accentue le changement climatique (déforestation, diminution de la capacité de stockage de carbone des sols…) et impacte le bien-être humain.

Une étude scientifique parue fin 2017 témoigne d’un déclin massif des insectes volants : plus de 75 % de leur biomasse a disparu en moins de 30 ans dans les aires protégées allemandes, la principale cause de ce déclin massif étant certaines formes, non durables, d’intensification agricole et en particulier l’usage des pesticides. La reproduction de 80 % des plantes à fleurs et plus de 70 % de nos cultures (fruitiers, légumes, oléagineux…) dépendent pourtant directement de la pollinisation par les insectes. Dégradation des terres et disparition des insectes volants menacent directement la sécurité alimentaire et la santé des humains. En France, les derniers résultats du programme de suivi temporel des oiseaux communs coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle montre que l’abondance des oiseaux spécialistes des milieux agricoles a diminué de 33 % entre 1989 et 2017, avec une chute de près de 25 % sur les 15 dernières années. Cette baisse importante est associée à certaines formes non durables d’intensification agricole et à la disparition des insectes, dont de nombreux oiseaux ont besoin pour leur alimentation. Les scientifiques parlent d’un processus en cours vers une sixième extinction de masse des espèces. La France se situe parmi les dix pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (1147 espèces, dont 278 dans l'Hexagone), selon la Liste rouge 2017 de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Pourtant, la biodiversité nous est indispensable par les biens qu’elle fournit et les services qu’elle rend. Elle joue un rôle déterminant dans la régulation du climat et pour la qualité de l’eau et de l’air. Elle est à l’origine de nombreuses avancées en matière de santé ou de développement technologique. Elle génère également des ressources naturelles indispensables à notre alimentation et à nos loisirs, dont dépendent de nombreuses activités économiques. La biodiversité est un atout pour relever les défis du changement climatique et mieux s’adapter aux évolutions inévitables dues à la hausse des températures ou à la hausse du niveau marin. C’est grâce à la préservation des écosystèmes que nous pourrons nous protéger et garantir notre qualité de vie.

La protection de la biodiversité ne doit pas être opposée au développement économique ou à la compétitivité des entreprises mais, au contraire, être intégrée et devenir une source d’innovation et de progrès technologique dans les nouveaux modèles de développement. Certaines pratiques humaines utilisent d’ores et déjà de manière durable les services écosystémiques, tout en ayant des effets bénéfiques sur la biodiversité. La préservation de la biodiversité est également un facteur de solidarité territoriale tant au niveau mondial que local. Sur la scène internationale, c’est un enjeu géostratégique majeur.

La France doit renforcer son ambition nationale avec les différents acteurs de la société, pour en faire une dynamique partagée, un véritable défi national pour les territoires, les collectivités, les entreprises, mais aussi les services de l’État, les grands réseaux d’acteurs et les citoyens. Un plan biodiversité est en cours d’élaboration : il a vocation à accélérer la mise en œuvre de mesures prioritaires pour atteindre les objectifs fixés par la stratégie nationale pour la biodiversité, en cours jusqu’en 2020.

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